samedi 14 octobre 2017

La terre brûlée de James Dashner

Auteur : James Dashner
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Edition : Pocket jeunesse

Pages : 416 
Prix : 12,99€ (e-book), 18,50€ (broché)
Note : 3/5








Et si la vie était pire hors du labyrinthe ? Thomas en était sûr, la sortie du Labyrinthe marquerait la fin de l’Épreuve. Mais à l'extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d'ordre.... et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au coeur de cette Terre Brûlée, parviendra-t-il enfin à trouver la paix... et un peu d'amour ?


Je remercie Camille et Lou de cams_books et leblogcocotte sur instagram d’avoir proposé cette idée de lecture commune durant un de mes lives. J’ai lu le labyrinthe il y a un ou deux ans maintenant et je ne pensais pas sortir un jour la suite de cette série de ma PAL. Je suis heureuse d’avoir fait cette lecture commune, car ces filles sont vraiment super sympa n’hésitez pas à aller voir leurs comptes.
J’ai donc sorti la terre brûlée de ma PAL un peu à reculons. J’avais apprécié ma lecture du premier tome mais j'avais été déçue de la fin qui ne m’avait pas vraiment donnée envie de lire la suite.
À  ma plus grande surprise une fois les 50 premières pages passées j’ai commencé à réellement apprécié ma lecture. J’ai retrouvé le mystère qui règne autour de toute cette histoire, les choses bien trop étranges pour être compréhensible et surtout de l’action. Même si je ne suis pas transportée par la plume de James Dashner (désolée pour tous les fans de cet auteur) une chose est sûre c’est qu’il sait donner envie de lire la suite de son livre. À  chaque fin de chapitre vous n’avez pas du tout envie de vous arrêter, mais de continuer à suivre l’histoire de Thomas. C’est vraiment très addictif, car on découvre tout le temps de nouveaux problèmes, de nouveaux paysages, de nouveaux personnages. Il y a souvent des retournements de situation qu’on ne voit pas du tout venir.
J’ai retrouvé le même Thomas que durant le premier tome. Peut-être légèrement changé plus fort, plus mature moins influençable. Toujours ce courage qui permet à chaque fois de sauver plusieurs personnes. Sans oublier qu’il est très humble à aucun moment il ne prend la grosse tête. Il reste vraiment sur terre et continue de réfléchir de façon très censée.  À aucun moment il ne prend la place du chef, il ne discute pas ces ordres mais le conseil dès que possible. Il sait rester à sa place et prendre des décisions difficiles si cela peut sauver le plus grand nombre.
Durant ce tome on voit très peu Theresa alors que c’est un personnage que j’avais vraiment apprécié dans le premier tome et que j’avais eu du mal à supporter dans le film par contre. Comme Thomas elle a vraiment cette envie de sauver le plus de personnes possibles et de protéger ceux qu’elle apprécie peu importe ce qu’elle doit faire et supporter pour cela. Dans ce tome elle a vraiment un rôle difficile et j’ai envie de lire le troisième tome pour savoir comment va évoluer son personnage.


Un deuxième tome à la hauteur du premier. Action et rebondissement sont au rendez-vous.

samedi 7 octobre 2017

The Ivy Years, Tome 3 : L'homme de l'année de Sarina Bowen


Auteur : Sarina Bowen
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Traductrice : Laure Valentin
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Edition : Auto-édités
Pages : 387 pages 
Prix : 4,99€ (e-book), 14,23€ (broché)
Note : 4,75/5



Ce qui se passe au lycée reste au lycée. En théorie…

Il y a cinq ans, Michael Graham a trahi la seule personne qui l’ait jamais vraiment connu. Depuis, il est passé maître dans l’art de cacher son orientation sexuelle aux autres et de se mentir à lui-même.

Imaginez sa stupeur quand son passé fait irruption dans les vestiaires de l’Université de Harkness, avec un sac de hockey et ce petit sourire qui a toujours fait chavirer Graham. Pour lui, il n’y a qu’une seule réaction possible : la panique la plus totale. Il suffirait d’un mot de la part du nouvel ailier gauche de l’équipe pour détruire la vie que Graham s’est construite. John Rikker se retrouve dans le rôle du nouveau. Encore. Et cette fois, c’est pire que d’habitude, car les médias ont décidé de s’intéresser de près au seul joueur de hockey de première division ouvertement gay. Les fourgons de télévision ont pris racine sur le trottoir devant la patinoire, au grand dam de ses nouveaux coéquipiers. Un joueur en particulier semble très mal à l’aise chaque fois qu’il entre dans la pièce. Certes, Rikker se doutait bien que l’accueil ne serait pas chaleureux, mais il ne pensait pas se heurter à une attitude aussi fuyante. Ancien meilleur ami, ex-copain ou relation d’adolescence, peu importe ce qu’il représente à ses yeux, une chose est sûre : Graham ne va pas bien. Il boit trop et a du mal à se concentrer pendant les entraînements. Les deux garçons les plus solitaires de l’équipe vont finir par s’autodétruire sous la pression qu’ils subissent, à moins qu’ils ne parviennent à se retrouver malgré leur histoire douloureuse. Ce ne sera pas facile, mais il en vaut la peine, l’homme de l’année.




Ayant déjà lu les deux tomes précédents de cette série je n’ai pas pu résister à ce tome. Le premier tome est un coup de cœur et le deuxième une très bonne lecture c’est donc sans surprise que ce troisième tome est un coup de cœur. J’irais plus loin en disant que c’est certainement mon tome préféré de la série pour le moment.
Sarina Bowen annonce avec beaucoup d’humour dès le début que c’est une romance M/M je le fais donc aussi dès le début de ma chronique pour prévenir tout le monde. C’est une des premières romances gay que je lis et c’est vraiment une catégorie de la romance que j’aimerais découvrir plus en profondeur. Sarina Bowen a une plume plutôt simple. Je suis toujours happé par l’histoire et c’est très difficile de lâcher le livre une fois commencé.
Ce tome se passe en même temps que le deuxième tome au niveau chronologique c’était donc plutôt drôle de voir certaines scènes coïncider avec le tome précédent.
Passons maintenant aux personnages Graham et Rikker qui m’ont fait vivre des moments magiques. Ce sont deux personnages tellement différents et en même temps tellement complémentaires.
Graham est un garçon plutôt tourmenté et renfermé sur lui-même. Il vit une vie plutôt fade la plupart du temps dans la peur et le mensonge. On le voit tellement évolué durant le livre. Il s’ouvre au monde se découvre lui-même et c’est quelque chose de tellement beau à voir. Il veut tellement rendre fier ses proches et surtout ne pas les blesser qu’il prend parfois des décisions qui le blesse lui.
Rikker est tellement différent de Graham c’est un gay assumé qui ne recule pas devant des insultes homophobes et participe volonté à des blagues gays. C’est une personne plutôt drôle toujours prêt à détendre l’atmosphère quand elle devient trop lourde. C’est une personne très mature qui réfléchit énormément pour son bien à lui mais aussi pour le bien des autres. Il analyse le comportement des autres et essaient de comprendre leurs réactions pour mieux comprendre les personnes qui l’entourent. C’est une personne tellement agréable. C’est quelqu’un qu’on aimerait vraiment avoir comme ami dans la vraie vie. Une personne qui sait ce qui compte vraiment dans la vie et qui la vit à fond !


Un livre voire une série à lire de toute urgence excellent moment de lecture en perspective ! 

samedi 30 septembre 2017

L'élue de Léa Havard (livre interactif)

Auteure : Léa Havard 



Edition : Adrénalivre 

Pages : 3h de lecture
Prix : 1,99€ (sans pubs) 
Note : 3/5








Salut, moi c’est Lizzie Aubry, 24 ans, étudiante en médecine, des amis en or et un petit ami idéal ! Mon avenir est tout tracé et ma vie est parfaite, rythmée entre les cours, les sorties et les soirées, enfin… jusqu’à la dernière… … Coup sur la tête… trou noir… kidnappée… pouvoirs surnaturels… recherchée par la police… Je ne comprends plus, tout a basculé, mon monde s’écroule… mes certitudes aussi. Je dois trouver la vérité… qui me ment, qui tire les ficelles ? Non, c’est pas possible… pas toi, pourquoi tu m’as fait ça ? L’Élue est une fiction fantastique interactive dans laquelle vous pourrez agir sur le cours de l’histoire et son épilogue. Ce sont vos choix, vos décisions, votre intuition qui guideront Lizzie dans sa quête de la vérité. À l’image des Livres Dont Vous Êtes Le Héros (LDVELH), vos choix feront évoluer l’histoire du livre et son épilogue. Parviendrez-vous à découvrir VOTRE vérité sur ce que vous êtes vraiment ? À qui devrez-vous faire confiance ? Tout dépend de vos choix… À vous de lire…


L’élue est le deuxième livre interactif que je lis et comme la première fois je n’ai pas été déçue. Encore une fois j’ai vu ce format comme une façon de réellement m’impliquer dans l’histoire. Parfois on a l’impression de participer à l’écriture de la vie de l’héroïne et c’est tout à fait le cas. Mes décisions lors du livre influence ses sentiments envers certaines personnes et la tournure que prends sa vie.
Ce livre fantastique qui est accessible à un public assez jeune, mais pas trop quand même. Le vocabulaire est simple et à part quelque scène je pense qu’à partir de 12 ans l’enfant peut vraiment apprécier sa lecture.
Avant de plonger dans le monde fantastique on apprend à connaître Lizzie une jeune fille banale. Elle a des amis, va à la fac et à une relation avec un garçon. C’est une personne plutôt bordélique qui a tendance à vite s’égarer. Elle est du genre fainéante et peut laisser quelqu’un faire ce qu’elle n’aime pas faire. Ensuite, j’ai commencé à moduler ces décisions c’est donc difficile de savoir si tous les traits de caractère que je vais citer correspondent à toutes les versions de l’histoire. Lizzie n’est pas courageuse sauf quand il faut sauver des personnes dans ce cas son instinct la pousse à agir pour le bien du plus grand nombre. Elle est aussi à l’écoute des autres et sait quand il faut arrêter de creuser une histoire. C’est donc quelqu’un de très agréable avec ses qualités et ses défauts comme tout le monde.

L’univers fantastique m’a vraiment plus les personnages « magiques » qu’on aurait très bien pu faire passer pour des héros sont décrits avec réalismes. Ce sont des personnes qui se décrivent elles-mêmes comme pouvant être dangereuses et qui ne contrôlent pas totalement leurs pouvoirs. On voit souvent des personnages avec des pouvoirs faire ce qu’ils veulent c’est rare que le côté dangereux et incertain soit abordés.


Un livre interactif intéressant.

mercredi 27 septembre 2017

Une toile large comme le monde d'Aude Seigne

Auteure : Aude Seigne


Edition : Editions Zoé
Pages : 236 pages
Prix : 18€ (broché)
Note : 4/5  




Sous nos trottoirs et nos océans, des millions de mails transitent chaque seconde à travers des câbles qui irriguent notre monde. Surfant sur ce flux continu, Pénélope, June, Birgit et Lu Pan mènent leur existence de "millénials" aux quatre coins de la planète. Fascination ou familiarité, dépendance ou dégoût, leur rapport au web oscille, dans leur travail comme dans leur vie amoureuse. En découvrant l'univers de boîtes et de fils qui les relient bien plus concrètement qu'ils n'imaginent, ils élaborent un plan vertigineux pour atteindre leur but commun : mener une existence hors de la Toile.
Ce roman est un génial selfie du monde contemporain, dans lequel virtuel et réel sot toujours plus intriqués.




J'ai fini ce livre voilà une petite heure déjà et pourtant mon cerveau est toujours en pleine ébullition. Je suis dans cet état que j'aime tant après certaine lecture où je ne peux m'empêcher de réfléchir encore et encore aux morales du roman. C'est vraiment quelque chose de spécial lorsqu'une fois le livre fermé l'auteur arrive encore à me pousser à réfléchir sur son livre.
Ce livre nous montre l'histoire de personnages totalement différents qui veulent en quelque sorte revenir au monde d'avant quand les contact humain était différent, certaines démarches plus simples et la terre beaucoup moins polluée. Cette période où on se parlait seulement en face et que les sms et les réseaux sociaux n’existaient pas. C'est comme s'ils voulaient revenir à quelque chose de brut et de naturel où la technologie n'est pas omniprésente dans nos vies. Au début j'ai fait la connaissance tout doucement de personnages radicalement différents. Ils vivent sur des continents différents, ont des vies différentes, des métiers différents... Et pourtant j'ai vu apparaître des liens par ci par là. J'ai vu des rapprochements se faire dans les métiers des personnages : la gestion des marchandises dans un port, un hacker, un joueur de jeux vidéos ou encore un plongeur. Des connexions sont apparues entre certains éléments et je ne les aie pas vus venir. À partir du milieu du livre je me suis vraiment rendu compte que chaque personne à son rôle à jouer, que c'est vraiment un engrenage dans un énorme roue. 
En lisant le résumé je me sentais déjà connectée en quelque sorte à ce livre. Je fais partie de la toute fin de la génération des "millénials" donc ce roman avait une connotation particulière en moi avant que je le commence. J'ai depuis toujours exposé à la technologie et à internet et jamais je ne m'étais imaginé un monde possible sans cette révolution. À travers ce roman j'ai pu réellement réfléchir sur tous les aspects d'internet, ses bons et ses mauvais côtés. J'ai pu voir à quel point cette technologie pouvait réellement contrôlée ma vie sans que je n'y accorde vraiment d'intention. Je me suis vraiment rendu compte que j'étais totalement dépendante et que je serais totalement perdue sans, car je n'ai jamais rien connu d'autre. 
J'ai découvert des aspects de la technologie que je ne connaissais pas. Toute cette fourmilière sur, ou sous terre, présente sur la planète entière. Certains points très négatifs dont on ne parle jamais pour ne pas effrayer le grand public et qui pourtant pourraient réellement nous responsabiliser un minimum sur notre mode de vie. Même si je m'en doutais au fond de moi j'ai découvert à quel point internet et tout le stockage des milliards d'informations qui passent par ces milliers de câbles sous nos pieds consomment de l'énergie. J'apprends à l'école qu'il faut de plus en plus sauvegarder tout ce qui est important sur internet.  Cela veut donc dire que toutes ces informations enregistrées consommeront bien trop d'énergie pour qu'on arrive à produire des systèmes ne polluant et ne détruisant pas notre belle planète. 
L'auteure arrive à très bien faire passer ses messages tout au long du livre. Je ne me suis pas sentie jugée, car à aucun moment elle accuse quelque chose ou quelqu'un. Elle reste vraiment très neutre et expose juste son histoire à travers des personnages très intéressants.  
Dans ce livre assez court, il n'y a finalement pas beaucoup d'action. Je le jugeais un peu mou au départ, mais une fois que je suis rentrée dans l'histoire je ne pouvais plus le lâcher. L'auteure m'a emmenée tellement loin dans mes réflexions… c'était vraiment puissant et intense.


Si vous êtes une personne utilisant un petit peu ou beaucoup internet ce roman va forcément vous faire réfléchir. 

samedi 23 septembre 2017

La faucheuse, Tome 1 : Futur parfait de Neal Shusterman

Auteur : Neal Shusterman


Edition : Robert Laffont 
Collection R
Pages :  493 pages
Prix : 12,99€ (e-book), 18,90€ (broché)
Note : 4,75/5




Les commandements du Faucheur:
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d'immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t'ont résisté.


J'avais acheté ce livre lors du salon du livre de Paris dès sa sortie il avait fait énormément parler de lui et en très bien. J'avais du mal à comprendre comment ce livre pouvait autant plaire et créer autant d'enthousiasme. Dès les premières pages j'ai compris. C'est rare de commencer un roman et avant même la fin du premier chapitre savoir que l'on va adorer. J'avais le sentiment que peu importe les rebondissements je n'allais pouvoir qu'adorer les choix inattendus qu'allait prendre l'auteur et j'avais raison. 
Neal Shusterman a créé quelque chose de magnifique. Il n'y a pas de mot pour que j'exprime à quel point cet univers m'a plu. C'est tellement abstrait et en même temps tellement réaliste. Le mot crédible revient à plusieurs moments dans différent avis et c'est le mot juste pour décrire cette histoire. C'est de la science-fiction, mais tout paraît terriblement crédible. Je n'ai pas arrêté de me dire qui sait ce qui pourrait arriver si ça se trouve dans un siècle on vivra dans un monde où des faucheurs seront présents. Ce roman fait énormément réfléchir. Il nous montre un monde qui paraît merveilleux sans problème, mais à plusieurs moments certains personnages ou événements nous ramène au monde d'aujourd'hui qui a des défauts, mais aussi beaucoup de qualités. 
On rencontre de nombreux personnages dans ce roman qui ont tous un rôle bien différent à jouer. 
Rowan et Citra sont des adolescents de mon âge et pourtant ils sont tellement différemment de moi, mais aussi de toutes les personnes que je connais. Grâce à eux on découvre la vie des faucheurs d'un œil neutre et ignorant. On ne peut que les apprécier pour leurs qualités, mais aussi pour leurs défauts. Quand j'y repense ils se dévoilent très peu. C'est rare qu'ils parlent de leurs sentiments. On les découvre surtout grâce à leurs actes et à leurs réactions. 
On découvre différente catégories de faucheurs. Des anciens comme dame Curie qui est une femme sage et intéressante, mais aussi des extrémistes comme maître Goddard. On se rend compte que même si les problèmes ne sont pas les mêmes dans cet univers se sont toujours les mêmes questions qui se posent. 



La faucheuse est un roman a ne pas rater. Je pense qu'il peut plaire à tout le monde grâce à cet univers crédible, fabuleux et innovant que vous ne pouvez qu'adorer. 

Forbidden de Tabitha Suzuma

Auteure : Tabitha Suzuma 
Twitter : ici


Edition : Milady
Collection : New adult

Pages : 380 pages 
Prix : 6,99€ (e-book), 16,90€ (broché)
Note : 5/5








« Je refuse de laisser le monde extérieur nous condamner et détruire le plus beau jour de ma vie. Celui où j’ai embrassé le garçon qui hantait mes rêves depuis toujours. Sommes-nous condamnés à nous dissimuler derrière des portes closes et des rideaux tirés ? »
Il ne reste plus grand-chose de la famille Whiteley. Le père a refait sa vie à l’autre bout du monde, la mère essaie d’en faire autant. Elle dépense plus d’argent chaque mois en alcool et en fringues qu’en pension alimentaire pour ses cinq enfants. Dans la débâcle, les deux aînés, Maya et Lochan, seize et dix-sept ans, décident de prendre les choses en main. En effet, si les services sociaux s’en mêlent, ils seront séparés, placés dans des foyers aux quatre coins du pays. Luttant ensemble pour maintenir leur famille unie, ils partagent les mêmes joies et les mêmes peines. Mais peuvent-ils vraiment s’avouer ce qu’ils ressentent l’un pour l’autre ?


Je viens de finir ce roman et je crois que la boîte de mouchoir va encore être nécessaire pour écrire cette chronique. Depuis le début du mois de juillet j’ai lu de très bon livre frôlé le coup de cœur une ou deux fois et Forbidden a fondu sur moi sans prévenir. Je me suis lancée dans ce roman sans rien en savoir ni le thème, ni le résumé ni même l’auteure. J’avais lu et entendu de très bon avis sur ce livre avant sa traduction donc je n’ai pas hésité lors de sa sortie en français. Maintenant je rêve juste de l’avoir en format papier pour mettre des post-it partout.
La plume de Tabitha Suzuma m’a tout simplement chamboulée dès le début j’ai tout de suite été transportée dans un tourbillon d’émotion. Elle a une écriture vraie sans faux semblant, sans déguisement elle écrit avec son âme. Elle pose ses sujets sans omettre les mauvais côtés et il y en a beaucoup, mais elle est réaliste. Elle nuance ses propos, car dans la vie rien n’est tout blanc ou tout noir.
En rencontrant cette famille on ne peut que l’apprécier. Ce sont des enfants normaux avec une vie de famille compliquée. C’est une situation tellement réaliste qui pourrait arriver à tout le monde. Je n’ai pu que prendre le parti de ces enfants, je n’ai pu que compatir avec eux. La plume de l’auteure m’a fait souffrir, m’a fait rire et m’a fait aussi pleurer en même temps qu’eux. Je n’ai pu m’empêcher de me mettre à la place de Maya et de Lochan d’imaginer leurs difficultés, leurs espoirs, leurs peurs et leurs doutes.
J’ai commencé à utiliser ma boîte de mouchoir avant le premier tiers du livre et je me suis dit que ça faisait longtemps. Que ça faisait longtemps qu’un auteur ne m’avait pas autant touchée. En refermant Forbidden je me suis rendu compte que jamais à mon souvenir un livre ne m’avait autant chamboulée.
Lochan est un jeune homme tellement agréable, tellement fort. Il est le plus âgé c’est donc lui qui assume les tâches les plus ardus et c’est lui qui supporte une grosse partie des responsabilités. A 17 ans il doit gérer une vie de lycéen, une famille et le dégoût de sa propre mère qui le voit comme une erreur. J’ai vu en lui un roc qui ne lâchera rien pour protéger ceux qu’ils aiment, pour rester avec ceux qu’il aime. Ensuite, il y a le Lochan lycéen tellement différent, tellement timide et vulnérable. Le véritable Lochan qui enlève son armure le temps de quelques heures pour redevenir un adolescent avec beaucoup trop de pression sur les épaules.
Maya la belle Maya d’un an la cadette de Lochan elle a une vie difficile, mais pas autant que celle de son aînée. Elle a quelque chose en plus de Lochan tout au long du roman je l’ai sentie, mais elle ne se dévoile pas entièrement avant le dernier chapitre. Elle a plus de compassion elle veut toujours aider et faire le bien autour d’elle. C'est une jeune fille qui est à l’écoute des reproches puis qui comprend ses erreurs et les corrige. Elle fait en sorte que la vie de chacun soit la meilleure possible même si elle n’est pas magnifique. Elle sait se contenter de ce qu’elle a, profiter de l’instant présent et c’est quelque chose que peu de personnes aujourd’hui font.


Un énorme coup de coeur qui sera certainement mon livre préféré de 2017. Ça faisait longtemps qu'on livre ne m'avait pas autant plu et chamboulée. 

mercredi 20 septembre 2017

The only ones de Carola Dibbell

Auteur : Carola Dibbell


Edition : Le nouvel attila
Pages :  400 pages
Prix : 23€ (broché)
Note : 2,5/5    




Une femme a réchappé à une vague de pandémies ayant ravagé la population mondiale. Elle se prostitue sur les docks du Queens, le port de New York déserté, vendant littéralement son corps - ses dents, ses ovules ou son sang - à ceux assez riches pour payer, qui espèrent ainsi se protéger des épidémies. Avec l'aide d'un fermier généticien, elle donne naissance à un clone, Ani. Terrifiée, n'ayant jamais vu d'enfant de sa vie, tout juste capable de s'occuper d'elle-même, elle va devoir protéger sa fille des dangers de ce monde.
Après une vie entière passée seule, sans famille, sur les quais froids et humides du Queens, Inez a beaucoup vécu... mais ignore beaucoup. Récit d'une éducation au monde et à soi-même, réflexion ironique sur les rapports de classes (l'Élue est une prostitué de couleur et analphabète du Queens), ce monologue drôle, brut, déchirant et vivant est aussi un grand roman d'anticipation sociale.


Je me penche depuis peu sur les romans d'anticipation sociale, on dira merci à la série The Handmaid's Tale adapté du livre La servante écarlate de Margaret Atwood. Depuis, je fouine un peu pour me faire une sélection de livre à lire avant la fin de l'année. J'ai donc été surprise dans le bon sens du terme en lisant ce résumé, car c'était exactement le style de lecture que je recherchais. L'histoire d’une jeune fille épargnée par des pandémies horribles et destructrices, qui se trouve réduite à une vie presque pire que la mort. Sa particularité génétique la fait être convoitée par une sorte de docteur Frankenstein qui parvient à la cloner. Cet événement, et l’enfant qui naît, lui redonnent une réelle raison de vivre et surtout de vivre le mieux possible dans ce monde détruit.
Je partais donc avec un bon sentiment en commençant The only ones sauf que j'ai vite changé d'avis. J'ai vraiment aimé l'idée de départ, c’est-à-dire un monde inlassablement en butte aux pandémies. Ce monde où personne n'est en sécurité à aucun moment à cause des maladies, mais aussi des rafles et de la milice. Les personnages, eux, m'ont moins plu.
J'ai mis énormément de temps à rentrer dans ma lecture. Arrivée au premier quart je commençais à moins peiner pour continuer. J'ai eu de gros problèmes de compréhension pendant la première moitié et le temps que je m'habitue au vocabulaire et à la tournure des phrases j'avais déjà lu presque 200 pages.  Je pense réellement que la plume de l'auteure m'a perturbée, mais aussi que l'histoire bien que très intéressante, n’est pas vraiment un univers fait pour moi. C'est un style d'écriture vraiment particulier et souvent, dans ces cas-là, soit ça passe soit ça casse. 
Ce qui m'a le plus dérangée, c'est les moments où je ne savais pas qui parlait. Dans les dialogues avec 3 ou 4 personnes par exemple, j'étais souvent complètement perdue et obligée de les relire en entier pour essayer de savoir qui parlait. Il y a aussi le vocabulaire et les tournures de phrases utilisées lorsque Moira, la protagoniste, parle. C'est un vocabulaire très simple, ce qui ne m'a pas gênée, engagé dans des phrases très simplistes. Je me doute que c'était fait exprès, car Moira n'a pas été longtemps à l'école mais ça m'a bloquée.

C'était donc une lecture en demi-teinte pour moi. Je n'ai pas aimé le style de l'auteur et cela m'a énormément gênée, mais quelqu'un qui aime et qui rentre très rapidement dans l'histoire peut réellement passer un très bon moment de lecture.